Nicotine

Convoquez Souchon, Cabrel. Pensez à Bobby Lapointe, Vassiliu. Ajoutez quelques notes de Greame Allwright, de Gainsbourg même aussi… et oubliez !! Dans ce pays où la mise en boite rassure et vaut signalétique pour repérage immédiat, nul besoin de comparaisons pour évoquer Al Delort. Ca tombe bien car cet auteur-compositeur-interprète se joue du formatage. Sonneur de mots, son heure arrive et il n’a pas mégoté pour « Nicotine », son nouvel album, attendu dans les bacs à l’automne.

Douze titres dans lesquels il se lâche. On serait presque tenté de dire… « Enfin! » Six ans après « Convoi exceptionnel », ce troisième opus est plus rock, plus électrique. Non pour être branché! (Ceux qui connaissent Al Delort savent qu’il se moque des modes.) Juste pour oser être lui même, ne plus cacher son incroyable talent d’interprète, son goût pour les rythmes qui décoiffent. 

Al Delort a longtemps pensé que les mots étaient les plus importants, que la voix restait à leur service et que la guitare pouvait donc la jouer acoustique. Aujourd’hui, il se fait plaisir et çà éclate en douze titres réunis sur un album dense, joyeux, mélancolique, dansant et émouvant. Des couleurs plurielles, des sentiments variés et des vents contraires, le tout avec ce sens des mots qui n’appartient qu’à lui et qui font sa griffe. A ses côtés, de grands noms de la musique comme Théo et Valentin Ceccaldi ( violon et violoncelle), Laurent Faucheux ,Marquito (batteries),yvon Chery (basse) le savoir faire de Bruno Mylonas à la production et au croisement de certains refrains, la voix si reconnaissable de Louis, le fils prodige.

« Nicotine » sera porté sur les fonds baptismaux lors d’un grand concert parisien dont la date sera révélée sous peu. Rendez-vous à l’automne pour prendre le courant des « Rivières »,  croiser « La reine blanche » ou « La fille en C », réserver à « L’hôtel Hilton », en ressortir « Borderline » ou « Livide »… bref, souffle les volutes de « Nicotine » et se dire qu’Al Delort avait décidément bien fait d’attendre. Le bonheur est à portée de ses notes et se consume sans modération. sortie nationale le 13 novembre chez « Rue Stendhal ».

Magali Michel

Commande

Nicotine est sorti.

 




backgwait
Livret_Al_Delort_04_15-1

Extraits

Ce qu’Al en dit

Hôtel Hilton

C’est la chanson d’ouverture de l’Album, je la voulais directe, drôle et accessible (un soir d’orage à l’hôtel il tonne..) et qu’elle donne à l’auditeur l’envie de poursuivre…Eveiller sa curiosité tout en le mettant à l’aise…

Les rivières

Une chanson sur la vie, le temps qui passe comme coulent les rivières avec en filigrane une histoire d’amour, le tout présenté avec humour (apprendre à remonter des sandres au fil des illusions détruites..)

Le quotidien

Elle aime le quotidien, oui mais, pas tous les jours.. C’est une chanson légère qui n’a d’autre ambition que de distraire, façon « femme libérée » réactualisée.

Livide

L’histoire simple d’une séparation « livide!.. blanc comme les draps de ce lit vide », un déchirement.

Nicotine

La chanson titre de l’Album « à coups de barre à mine le temps nous assassine et ainsi les couples patinent.. » encore une fois le temps qui passe, un thème récurrent chez moi et toujours une histoire d’amour que l’on devine dans un brouillard de nicotine.

La reine blanche

C’est par hasard en rentrant de vacances en Bretagne et après m’être perdu du côté de Blois que je décidais de visiter le château de Chenonceau. L’histoire de Louise de Lorraine et de son mari Henri 3 m’ayant particulièrement touché, je gardais alors dans un coin de ma mémoire cette phrase dite par le roi à l’agonie « Surtout ne bouge pas et prie pour mon âme » que la reine allait prendre au pied de la lettre.

Un arrangement « pop » tout en ajoutant des cordes et du clavecin, la voix de ma fille Lola s’imposant naturellement pour éclairer la chanson sur les refrains.

Une fille en C

Cécile ?.. Chloé ?.. Christine ?.. je cherche une fille en C…

Cousu de fil noir

Au fil des jours pluvieux.. un peu plus tard, tu as cru ôter ta peine de comptoirs en comptoirs.. comment savoir que par pudeur tes larmes coulaient à l’intérieur.. Un texte douloureux sur la perte d’un être cher, parti de sa propre volonté ; J’ai voulu mettre en évidence l’impuissance de l’entourage d’une personne en désespérance.

Les matins

« Ne t’éternise pas » une solitude contemplative, perdue dans les étoiles.. au chevet d’un amour disparu.

Borderline

Dans mon miroir je retrouve la mémoire des failles… le double, genre Mister Renard ou Mister Hyde qui tente de revenir, on sent un peu d’affection pour lui, mais la porte est fermée…

Ici l’ombre

Dans ces cités sombres on ne te voit pas. Une espèce de thriller avec un décompte des jours jusqu’à l’arrestation du héros que l’on devine psychologiquement fragile…

Mon dernier poème (avec  la participation de Louis et Lola Delort)

Une petite comptine pour se dire au revoir sur une note d’espoir puisque l’album se termine par cette phrase « juste parce que la vie est belle » une espèce d’ode à la vie dédicacée à mes enfants

Et ses paroles en vraies

  • au fil de mes nuits j’amoncelle
    j’enroule dans mes sommeils
    des ribambelles de rimes en belle
    juste parce que la flamme est belle 
    même si par foi elle est cruelle
    qu’elle se croit immortelle
    la nuit j’enroule juste pour elle
    des rimes en belle en ribambelle
    une hirondelle des chanterelles
    et des coquillages à la pelle
    dans mon escarcelle
    une petite chapelle
    la lueur d’une chandelle
    qui nous appelle
    au soir de mon dernier poème
    dans un dernier stratagème
    je coucherai parmi elles
    la plus belle de mes rimes en belle
    le jour où je compterai les heures
    et qu’elles se mettront à compter
    avec minutie
    je choisirai dans mon cahier
    parmi toutes les rimes amassées
    le long de mes nuits
    la plus belle de mes rimes en belle
    au soir de mon dernier poème
    au fil de mes nuits j’amoncelle
    j’enroule dans mes sommeils
    des rimes en belle en ribambelle
    juste parce que la flamme est belle
    juste parce que la vie est belle

  • le premier jour il était déjà clair
    que je ne reverrais pas mon ombre
    ici le soleil personne n’en connait un rayon
    à part dessiné au gris du crayon
    il n’y a pas d’ombre
    pas l’ombre d’une ombre
    le deuxième jour tout était devenu sombre
    même d’un doute je n’avais pas l’ombre
    dans ces cités tes problèmes on ne les calcule pas
    dans ces cités on ne te voit pas
    et toujours pas d’ombre
    toujours pas l’ombre d’une ombre
    dans ces cités sombres
    toujours pas l’ombre d’une ombre
    pour m’arracher des griffes de vos tours
    le troisième jour je montai dans les tours
    aucune lueur aucun espoir je ne dénombre
    aucune zone d’ombre ne verra le jour
    et toujours pas d’ombre
    toujours pas l’ombre d’une ombre
    dans ces cités sombres
    toujours pas l’ombre d’une ombre
    le jour suivant  tu es apparue dans mes eaux sombres
    née nue  phare dans la pénombre
    à nous deux nous n’étions vraiment pas loin du nombre
    quelqu’une me faisait enfin de l’ombre
    mais d’une chance 
    tu ne m’as pas laissé l’ombre (bis)
    l’ombre d’une ombre 
    et toujours pas d’ombre
    toujours pas l’ombre d’une ombre
    le dernier jour
    un gyrophare dans les décombres
     on me mettait enfin à l’ombre

  • émoi dans mon miroir
    je vois ton visage pris dans l’émail
    émoi dans ton regard
    est ce la lumière du jour qui t’effare
    ou la joie de me revoir
    car la surprise est de taille
    je retrouve la mémoire des failles
    alors dis moi
    hey You!… dans mon miroir
    je t’avais donné un nom Borderline
    tu t’étais enfoui dans ma mémoire
    au plaisir de ne jamais te revoir
    n’attends pas de retrouvailles
    car la surprise est de taille
    je retrouve la mémoire des failles
    mais là il faut que tu t’en ailles
    dans mon miroir
    la surprise est de taille
    ton visage est pris dans l’émailet toi dans mon miroir
    tu sais tu m’as manqué Borderline
    nous étions des enfants des failles
    pas des enfants de coeur Borderline
    je n’entre pas dans les détails
    mais la surprise est de taille
    je retrouve la mémoire des failles
    ne cherche pas de retrouvailles
    dans mon miroir
    sur le fil du rasoir
    je retrouve la mémoire des failles
    pour moi la prise est de taille
    tu as perdu la bataille
    maintenant il faut que tu t’en que tu t’en ailles
    ho Borderline
    la surprise est de taille
    ton visage est pris dans l’émail
    dans mon miroir
    sur le fil du rasoir
    je retrouve la mémoire des failles
    borderline…

  • les matins m’ennuient
    la nuit ne m’atteint pas
    les étoiles ont fait leurs trous
    dans le rideau du ciel
    je marche dans tes pas
    à des lunes de toi
    que reste t’il d’un croissant de lune
    lorsque l’autre s’en va
    tout tourne autour de toi
    tout est terne ici bas
    ne t’éternise pas
    je tends mon bras sans qu’il ose
    bousculer l’ordre des choses
    le soleil était au rendez-vous
    les témoins étaient à la traîne
    les étoiles s’étaient inclinées
    la lune avait pris ses quartiers
    tout tourne autour de toi
    là haut les anges n’ont d’yeux que pour toi
    ne t’éternise pas
    tout tourne autour de toi
    je sais les anges n’ont d’yeux que pour toi
    mais ne t’éternise pas
    non ne t’éternise pas
    les matins m’ennuient

  • comment se douter que par pudeur
    tes larmes coulaient à l’intérieur
    comment savoir à quelle heure y’avait pudeur
    ce que je n’entendais pas c’était écrit
    ton avenir était déjà cousu de fil noir
    quand quelqu’un te voulait du bien
    te tendait la main tu serrais les poings
    tu disais pourquoi s’étendre quand c’est tendre
    tu n’avais pas donné l’alarme
    comment savoir que par pudeur
    tes larmes coulaient à l’intérieur
    comment savoir à quelle heure y’avait pudeur
    tu n’avais pas donné l’alarme
    c’était cousu de fil noir
    au fil des jours pluvieux un peu plus tard
    tu as cru ôter ta peine de comptoirs en comptoirs
    tu cherchais à partager en vain
    le plus précieux de ce qu’offrait
    ton coeur au secret
    alors qu’en secret
    tes larmes coulaient à l’intérieur
    comment savoir à quelle heure y’avait pudeur
    tu n’avais pas donné l’alarme
    c’était cousu de fil noir
    tes larmes coulaient à l’intérieur
    mais il est bien tard
    pour te parler de bonheur
    tes larmes coulaient à l’intérieur
    mais il est trop tard
    pour te parler de bonheur
    tu n’avais pas donné l’alarme

  • les pieds plantés
    dans l’eau du Cher
    elle attend son héros
    le roi Henri
    combat les infidèles
    loin de Chenonceau
    Louise a la haine
    quand elle arpente
    l’allée du château
    Refrain:
    Louise de Lorraine
    se promène
    le soleil la dore
    et endort sa peine
    le soleil l’adore
    Louise est en pleurs
    le roi Henri
    loin du château se meurt
    surtout ne bouge pas
    et prie pour mon âme
    étaient ses derniers mots
    tendus de tulles noirs
    les murs de sa chambre
    deviennent l’écrin de sa peine
    Refrain
    les pied plantés
    dans l’eau du Cher
    je regarde Chenonceau
    parfois le soir
    une reine blanche
    arpente l’allée du château
    Refrain

  • avec Béa
    c’était bien avancé tu vois
    mais c’était un plan B
    oui c’était un plan B
    je cherche une fille en C
    es tu prêt à m’aider à la trouver
    cette fille en C
    (Cécile, Chloé, Christine, Séverine)
    avec Karine
    c’était clair pour un cdi
    mais c’était un K
    oui c’était un cas
    j’ai besoin d’une info man
    je cherche une info
    j’ai besoin d’une info man
    avec Séverine… non pas Séverine
    pour mon malheur
    un jour Thérèse s’est mise à table
    hum Thérèse à table
    j’ai laissé Sandrine
    tirer la couverture à elle
    et me laisser Sandra (avec Sandrine avec Sandra)
    j’ai besoin d’une info man
    je cherche une info
    j’ai besoin d’une info man
    en quête d’une info
    j’ai un jour rencontré Quetty
    hum elle avait un sacré Q I
    mais ne voulant pas d’un plan (bip)
    (ta Quetty t’a quitté)
    avec Chloé
    j’avais trouvé ma fille en C
    mais trop peureuse pour être heureuse
    je l’entends sussurer ces mots insensés
    tu sais bébé
    tu t’es tapé l’incruste à C
    mais de mon côté
    je cherche un garçon sans C
    un garçon insensé cherche une fille en C

  • Une portière claque
    je sens que tu t’éloignes de moi
    les tasses de café s’entassent
    je sais que tu ne reviendras pas
    me lâche pas
    tu sais pour moi la vie sans toi
    ça n’existe pas
    Refrain:
    Livide
    blanc comme les draps de ce lit vide
    je suis livide
    ne me lâche pas j’ai peur du vide
    mais dis moi pourquoi rien ne tient
    dans le creux de ma main
    ton odeur imprégnée
    dans les draps, dans l’oreiller
    va bientôt se dissiper
    alors à quoi bon respirer
    me lâche pas
    tu sais bien que la vie sans toi
    je n’y survivrai pas
    Refrain
    mais dis moi pourquoi rien ne tient
    dans le creux de ma main
    Refrain
    mais dis moi pourquoi rien ne tient
    dans le creux de ma main
    mais dis moi pour quoi rien ne tient
    même un tout petit rien
    mais dis moi pourquoi rien ne tient
    dans le creux de ma main
    mais dis moi pour quoi rien ne tient
    même un tout petit rien

  • tout comme la nicotine
    se dépose et patine
    le vieux comptoir d’un bar à Nîmes
    à coups de baramine
    le temps nous assassine
    ainsi les couples patinent
    et puis ma nicotine
    sur les murs de ta cuisine
    parfois se dépose en victime
    derrière la nicotine
    à peine si on devine
    la couleur d’origine
    quelle était la couleur d’origine?
    tout comme la nicotine
    se dépose et chagrine
    l’arrière salle d’un bar à Nîmes
    à coups de baramine
    le temps nous assassine
    et ainsi les couples patinent
    à l’heure où l’on s’abime
    à peine je te devine
    dans un brouillard de nicotine
    au fond du bar les vinyles
    tout comme des soleils noirs
    se couchent et tournent sur la platine
    dans un brouillard de nicotine
    comme des soleils noirs les vinyles
    se couchent et tournent sur la platine
    dans un brouillard de nicotine

  • elle sort d’une vilaine histoire d’amour
    attend la nuit pour voir le jour
    dans les salons d’un hôtel
    où séjourner l’ennui
    elle aimerait danser la salsa
    mais elle a peur de s’enlacer
    elle dit qu’le quotidien tue les histoires d’amour
    elle aime le quotidien
    oui mais pas tous les jours
    ça dépend des matins
    et ça dépend des jours
    elle rêve d’un capitaine au long court
    mais qui la borde tous les soirs
    qui la fasse chavirer tout en mettant les voiles
    l’idéal serait un class affaire
    regard d’acier un peu bohème
    qui la fasse voyager oui mais sans trop bouger
    elle aime le quotidien
    oui mais pas tous les jours
    elle dit que le quotidien
    tue les histoires d’amour
    hier encore
    elle avait donné son coeur pour toujours
    oui mais le quotidien a défait l’amour
    jour après jour
    pas de cuisine ni dépendance
    mais qu’il l’appelle tous les matins
    chacun de son côté oui mais main dans la main
    elle aime le quotidien
    oui mais pas tous les jours
    ça dépend
    des matins
    et ça dépend des jours

  • à l’hôtel Hilton
    les éléments sont déchaînés
    l’ouvreuse de l’hôtel
    défile dénudée
    à la réception
    un client s’agite
    c’est la morte saison
    mais il attend la suite
    Refrain:
    un soir d’orage à l’hôtel Hilton
    les raisons s’égarent
    les murs déraisonnent
    plus rien ne m’étonne
    un soir d’orage à l’hôtel Hilton
    un argentin désargenté
    est parti sans payer
    son dalmatien s’est détaché
    se sentant délaissé
    au bar à cocktails
    un couple se déchire
    je crois qu’le mieux pour elle
    c’est de s’attendre au pire
    Refrain
    à la réception
    le client a pris la fuite
    observant la consigne
    en clair FONCEZ!!
    pour l’ouvreuse de l’hôtel Hilton
    la fermeture est claire
    elle va poser sa candidature
    faire grimper la température
    à l’hôtel Mercure
    un soir d’orage à l’hôtel Hilton
    les raisons s’égarent
    les murs déraisonnent
    il n’y a plus personne
    un soir d’orage à l’hôtel…
    il tonne…

  • le long le long le long des rivières
    au fil , au fil du temps qui passe
    quand l’orage menace
    un peu de friture sur la ligne
    c’est là que l’histoire pêche
    point à la ligne
    l’amour tient à un fil
    le temps n’arrange rien au nombre des années
    mais au bout du compte il ne fait que passer
    j’pensais t’appeler pour panser ta plaie
    quand tes paupières n’avaient plus rien d’étanche
    mes allusions t’avaient détruite
    le long le long le long des rivières
    les poissons se fichent des appâts rances
    autour d’un vers le dimanche
    surtout savoir succomber à la tentation
    se souvenir ne jamais vendanger les moissons
    le long le long le long des rivières
    apprendre à remonter des sandres
    au fil des illusions détruites
    gardons espoir tendons la perche
    à ceux qu’on a délaissés sur la berge
    qui avancent en cortège
    je sais les poissons se fichent des appâts rances
    dis moi au fond sais tu ce qui les branche
    le long le long le long des rivières
    qui font leur lit quand tu t’endors
    tu sais je t’aime encore
    tu sais j’ai su m’accrocher à l’âme son
    et rester en apnée le temps de notre chanson
    le long, le long, le long des rivières

Tous les musiciens

Christophe Millot

Saxophone – Babylone Circus

Marquito Benabou

Batterie – Johnnny Halliday, Claude François, Francis Lalanne, Nicoletta,
Tina Arena…

Laurent Faucheux

Batterie – Alain Souchon, Laurent Voulzy…

Théo Ceccaldi

Violon – Ceccaldi trio, Louis Delort…

Valentin Ceccaldi

Violoncelle – Ceccaldi trio, Louis Delort…

Yvon Chéry

Basse – L’affaire Louis Trio, Yves Jamait

Clément Amirault

Cuivres – Babylone Circus

Jean François Delfour

Claviers – MC Solar, Tonton David…

Richard Vecchi

Claviers 

Samuel Garcia

Bandonéon, accordéon – Yves Jamait, Charlélie Couture

Bruno Mylonas

Réalisateur artistique – Vanessa Paradis, Natacha St Pier, Aldebert, Yannick Noah, Bernard Lavillier, Jean Miche Jarre…

Guest

Lola Delort

Louis Delort

Géni'Al

Je veux le partager avec le monde !